Abed Azrié

Abed Azrié
Photo : Sumio Sakaguchi

Né à Alep (Syrie), au confluent de l'Orient et de l'Occident, son enfance est imprégnée des liturgies orientales (Chrétiennes ...Musulmanes...). Adolescent, il découvre les musiques populaires occidentales, la chanson française, américaine, italienne ou espagnole et étudie la littérature arabe à l'université libanaise de Beyrouth. Au cours d'un voyage, il découvre Paris où il vit et travaille depuis 1967, approfondissant sa connaissance des musiques à l'Ecole Martenot d'abord et ensuite à l'Ecole Normale de Paris.

Compositeur et chanteur (une vingtaine d'album et plusieurs musiques de film), écrivain (plusieurs livres dont l'épopée de Gilgamesh), sa musique rassemble les instruments traditionnels de ses origines de Moyen Orient auxquels il adjoint des instruments occidentaux. Ses créations sont marquées par la synthèse entre les musiques anciennes et actuelles. Sa voix complexe, chaude et profonde, tantôt proche des climats dévotionnels hindous, tantôt semblable aux climats des liturgies orientales est au service de sa musique. Son travail est une évocation permanente d'une mémoire spirituelle orientale.

Dans sa musique, Abed Azrié dépasse les interdits de la tradition, refuse les tentations commerciales pour créer un style à lui et ouvrir un horizon nouveau à la musique du Moyen Orient. Il a su ressusciter la légende sumérienne de Gilgamesh (2500 ans avant JC), revivifier les meilleurs poètes soufis (entre le IXe et le XIIIe siècle), comme Al-Hallaj, Al-Niffari, Ibn Arabi, Ibn Al-Fared et Rabiah Al-Adawiyyah. « En mettant en musique les textes soufis, Abed Azrié a aussi su mettre les joyaux de la cultures arabes entre toutes les mains » (Libération). Il a su interpréter et diffuser les plus grands poètes arabes classiques, tels Al-Moutanab'bi, Al-Maar'ri, Qays, Tarafa et contemporains tels Adonis, Yûsuf Al-Khal, Al-Sayyab, Ounsi Al-Hage, Al-Maghout et Mahmoud Darwiche, la poésie d'Omar Khayyam (1040-1123) et les auteurs andalous (11e siècle).

Dans l'album intitulé " l'épopée de Gilgamesh", Abed Azrié remonte à l'origine de l'humanité et nous rapporte, au travers son chant, la plus ancienne trace écrite d'épopée qui contient en germe les mythes fondateurs de la plupart des religions. Puis dans le" chant de l'arbre oriental" (1985), il adapte les poèmes d'auteurs contemporains de Syrie, du Liban, d'Irak et de Palestine. En (1989), dans l'album intitulé "Aromates", il exalte la beauté de la poésie arabe contemporaine et mystique. Là où Abed Azrié rencontre véritablement le Flamenco et les musiques espagnoles, c'est dans l'album intitulé "Suerte" d'après des mouwash'shahat ou poème andalous. Il évoque deux cultures, arabe et espagnole qui, sous l'effet du chant, des accords de guitare, des percussions, de l'accordéon, du trio à cordes et des instruments orientaux, fusionnent d'une manière harmonieuse et parfaite. Sur le thème de l'amour, les chants rendent un somptueux hommage à la femme. Dans l'album, "Omar Kayyam", Abed Azrié chante le poète perse, défenseur d'un islam tolérant et adepte des joies de la vie. Face au fanatisme religieux,. Dans l'album « Mystic », qui sort en Septembre (2007) Abed chante la passion des poètes mystiques et leur « religion d'amour ». Abed Azrié se veut avant tout un "homme de liberté". Il croit à l'art comme ferment humaniste

En (1990), il signe son premier contrat américain chez Nonesuch/Warner pour son album « Aromates » et en (1995) signe un contrat pour trois albums avec Sony Music. En (2004) crée son propre label chez Nocturne pour rééditer ses propres disques et s'investir dans d'autres créations.

La musique d'Abed Azrié a su s'attirer depuis longtemps l'admiration des artistes aussi différents que Yehudi Menuhin, John Cale, John Adams, Léonard Cohen, Caetano Veloso, Astor Piazzola, David Byrne, Jeff Buckley, Peter Sellars et René Char. Appelé en tournée dans les capitales européennes et américaines, il a su former le public occidental à sa musique,

Musicien du monde, Abed Azrié a un public qui se trouve autant en Suède, en France, aux U.S.A, en Italie qu'au Japon.



Discographie

Le chant nouveau des poètes Arabes - Chants du Monde 1971
Le chant nouveau des poètes Arabes
Chants du Monde 1971
Wajd - Chants du Monde 1974
Wajd
Chants du Monde 1974
L'Epopée de Gilgamesh - Shandar 1977
L'épopée de Gilgamesh
Shandar 1977
Les Soufis - ADDA 1979
Les Soufis
ADDA 1979
Le chant de l'arbre oriental - EMI 1985
Le chant de l'arbre oriental
EMI 1985
Pour enfants seulement - CDA 1989
Pour enfants seulement
CDA 1989
Aromates - Warner Nonesuch 1990
Aromates
Warner Nonesuch 1990
Suerte - Empreinte Digitale 1994
Suerte
Empreinte Digitale 1994
Lapis Lazuli - Sony Music 1995
Lapis Lazuli
Sony Music 1995
Suerte Live - ED 1998
Suerte Live
Empreinte Digitale 1998
Omar Khayyam - Sony Music 1999
Omar Khayyam
Sony Music 1999
Venessia - ED 2000
Venessia
ED 2000
Lapis Lazuli - Réédition Doumtak 2004
Lapis Lazuli
Réédition Doumtak 2004
Suerte Live - Réédition Doumtak 2004
Suerte Live
Réédition Doumtak 2004
Omar Khayyam - Réédition Doumtak 2004
Omar Khayyam
Réédition Doumtak 2004
Suerte Live - DVD Doumtak 2004
Suerte Live
DVD Doumtak 2004
Gilgamesh - Doumtak 2005
L'épopée de Gilgamesh
Réédition Doumtak 2005
Chants d'Amour et d'Ivresse - Doumtak 2005
Chants d'Amour et d'Ivresse
Doumtak 2005
Comptines pour enfants seulement - Doumtak 2005
Comptines pour enfants seulement
Doumtak 2005
Aromates - Doumtak 2006
Aromates
Doumtak 2006
Suerte live in Berlin - Doumtak 2006
Suerte live in Berlin
Doumtak 2006
Mystic - Doumtak 2007
Mystic
Doumtak 2007
   

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Ils ont dit…

La musique d’Abed Azrié pourrait bien être la musique de Sumer.

    

Yehudi Menuhin

  

    

« L’Homme et la musique / série TV. »




Seule a pu m’influencer la musique du compositeur et chanteur Abed Azrié dont j’ai écouté les chants en composant la longue scène de l’acte I.

    

John Adams

  

    

« La Mort de klinghoffer / Opéra en deux actes. »




Abed Azrié est un merveilleux chanteur et auteur.

    

Léonard Cohen




Pour la musique, le chant, fidélité d’en deçà et de toujours, merci Abed Azrié.

    

René Char




Ne lui demandez pas sa nationalité ! Abed Azrié a passé toute sa vie à se débarrasser d’être d’ici ou d’ailleurs. Il est musicien. Ses partitions sont sa seule identité ; les textes qu’il chante, les instruments de sa propre quête.

    

L’Express




Abed Azrié veut mettre les joyaux de la culture arabe entre toutes les mains.

    

Libération




Abed Azrié règne depuis une vingtaine d’années sur un territoire imaginaire qui embrasse tout le Moyen-Orient, ses cultures, ses musiques, ses histoires.

    

La Croix




Abed Azrié chante les grands textes arabes avec une voix profonde.

    

Washington Post




Aromates, un des albums les plus captivants qui aient été mis sur le marché cette année. Un disque dont la musique transcende les catégories de genre et dont la réputation a grandi d’une façon régulière grâce à l’enthousiasme des auditeurs.

    

New York Times




Il séduit les tenants des mélanges avant-gardistes, tels David Byrne ou Peter Sellars, grâce à un savant dosage entre modes, instruments traditionnels (oud, qanun, nay) et synthétiseurs qu’il utilise finement pour donner des couleurs, permettre le mariage des cultures.

    

Le Monde




La musique d’Abed Azrié est sensible à tous ceux, quels que soient leur nationalité ou leur âge, qui ont simplement un cœur.

    

Télérama




J’ai ma propre façon de regarder les hommes. C’est pourquoi j’ai su qu’Abed Azrié avait changé ma vie. C’est un homme gentil, fort, talentueux et bien équilibré. Lorsqu’il est entré dans la pièce, je me suis senti différent, simplement par sa présence à mes côtés. J’avais envie d’être en osmose avec lui comme on peut le souhaiter avec un être beau. Je me souviens que c’était la première fois que je voyais un homme chanter avec un tambourin.

    

Jeff Buckley




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